Je deviens plus sage, ou au contraire un peu plus révolté.
J'essaye de retenir les leçons de la vie, mais mon esprit est comme une passoire et je retombe à chaque fois dans le panneau. A croire que je n'aurais jamais mon code [*BAFF*].
Un jour peut-être, y arriverais-je, en attendant, je dois être trop jeune. Comme un fruit encore vert qui regarde ses compagnons rougirent puis tomber entre les mains d'un homme qui les savourera en les croquant.
C'est maman qui me l'a dit.
En ce moment, elle a l'air blasée de tout ce qui l'entoure, fatiguée aussi, mais surtout déçue.
La déception.
Quand j'y pense, c'est l'un des pires mots que l'on puisse attribuer. Je préfèrerais que ma mère soit en colère contre moi, qu'elle me hurle dessus, plutôt qu'elle affiche une mine déçue. Parce que la fureur peut encore passer, juste un moment un peu violent en mots, en paroles, à souffrir [même si ceux-ci peuvent parfois être plus violents que des actes]. On se réconcilie en grandes pompes, on se tombe dans les bras l'un de l'autre et la vie reprend son cours. Alors que je sais que ceux qui ont déçu ma mère ne pourront jamais se rattraper. Bien sur, elle va continuer à avoir un semblant de vie sociale en leur présence, mais la confiance et l'estime qu'elle avait pour eux s'estompe au fil de ses découvertes.
C'est triste.