J'aime ce poème. Parce que maman l'aime. C'est un peu son cinquième enfant. Il a beaucoup d'imperfections, j'en suis conscient et maman aussi. Mais ce n'est pas très grave. Elle l'avait écrit pour une amie qui lui avait demandé. Ce n'était pas vraiment ce qu'elle voulait, mais je crois qu'au final, cela lui a plu. Tant mieux, c'est ce qui compte après tout.
Il n'a pas de titre, à part le surnom de son destinataire. Vous l'aurez peut-être compris, ma mère n'est pas douée pour trouver des titres.
L'important reste le contenu et le voici :
Parlez-moi, mes anges, racontez-moi tout.
Et ces larmes de sang glissant sur vos joues,
Et ces cris de détresse résonnant en vous,
Laissent à penser que vos âmes succombent sous les coups.
Ô mes anges ! Mes si beaux anges !
Le monde contre vous à déverser sa rage,
Fait couler son venin, atteignant vos nuages
Dans lesquels vous nagiez, inconscients de bonheur,
Et à présent coulez, submergés de malheur.
Votre si jeune c½ur, mes anges, est déjà piétiné,
Et votre âme, autrefois immaculée, est maintenant tâchée
De douleur, de souffrance, l'être est déchiré.
Raison et malheur contre bonheur et félicité.
Ô mes anges, mes si beaux anges !
En haut de cette falaise, où le vent souffle, glacé,
Vos doigts se sont liés et vos corps enlacés,
Vers un monde meilleur, vous partez, vous volez.
Je vous ai tant aimés, j'aurais voulu vous protéger...
Vous devenez sereins, mes anges, vous ne pleurez plus.
Vos larmes se sont taries, vous êtes mis à nu.
Dans cet espace, vide et silencieux, vous vous êtes tus.
Ô mes anges chéris ! Ô mes anges déchus...
