Je ne me distingue en rien d'un autre : La présentation de ma page est celle de milliers d'autres sites, mon habillage est devenu banal alors qu'il est classé dans les 'nouveaux' et les sujets de mes articles ne brillent pas plus que ceux de mes confrères.
Voilà.
J'ai pris ma place au milieu du troupeau de moutons qui évolue dans mon univers, hors de la réalité.
J'ai la prétention de me présenter en tant qu'Ange. Ange Déchu, plus précisément. Seulement, combien de mes compagnons se disent de la même espèce que moi ? Tellement que je ne saurais les compter...
Serait-ce être prétentieux que de vouloir se sentir différent ?
Peut-être...
Peut-être pas.
Je ne m'estime supérieur ni par mon contenu, ni par mon contenant. Je ne veux simplement pas m'accrocher désespérément à une mode qui varie sans cesse, pour me faire accepter dans un groupe de blogs se disant 'VIB' [Very Important Blog]. Qui peut dire qu'il est au-dessus d'un autre ? Ne sommes nous pas égaux ? Ne faisons-nous pas partie de la grande race des blogs ? Connais-tu ceux que tu rejettes ? Connais-tu ceux que tu acceptes dans ton comité si restreint ?
Les apparences sont trompeuses...
J'ai beau me vêtir de noir et de rouge, garder cette même écriture blanche et fine, souligner, barrer, mettre en gras ou en italique...
J'ai beau proclamer mon penchant pour les univers noirs, avouer mon admiration pour certains types d'artistes [Victoria Francès] et rêver sans cesse...
Je sais que tout se base sur l'apparence et que cette apparence ne reflète pas mon intérieur. Certains pensent que je suis dépressif alors que j'aime juste cette manière de me raconter, ce style d'écriture un peu sérieux, qui parfois touche le coeur. Le noir que j'endosse ne renvoie pas à une fascination malsaine pour la mort et je n'ai pas non plus une connexion en moins dans mon circuit.
Quelqu'un a-t-il réussi à s'apercevoir de tout cela ?
On me critique, on a peur [je pourrais peut-être aspirer votre sang avec ces canines virtuelles], on me trouve étrange.
Peu comprennent.
J'ai même l'impression que mon frère et mes s½urs ont arrêté de chercher à décoder l'être fictif que je suis.
Pourquoi nous sentons-nous obligés de juger sur l'extérieur ? Pourquoi ne prenons-nous pas le temps de gratter un peu cette surface pour découvrir ce qui se cachait derrière, quitte à le faire avec nos ongles ? Quelqu'un prend-t-il le temps de le faire ?
Si peu...
Nous portons des étiquettes que les gens nous agrafent dans le dos, emportant avec elles, un peu de notre peau et de notre sang. Nous sommes catalogués comme 'Fréquentables' si nous suivons des critères de beauté subjectifs qui changent toutes les semaines, et d'Intouchables' dans le cas inverse.
Il n'y a pas de liberté lorsque le regard des autres se pose sur nous.
C'est triste...
C'est triste de continuer de vivre comme cela et de voir que la majorité s'en accommode.
Mais qui suis-je pour juger du haut de mes quelques jours de vie ?
